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de la poésie contemporaine

dlpc 11 - L’économie poï-poïétique de Robert Filliou


de la poésie contemporaine n°11
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le vendredi 20 janvier 2006, à 19h

une conférence de :
Michel Giroud



à l'occasion de l'exposition Robert Filliou : “Vous êtes-vous jamais abonné à un poème”, Michel Giroud prononcera la 11ème conférence du cyle de la poésie contemporaine, consacrée à l'artiste.


de la poésie contemporaine n°11 : L’économie poï-poïétique de Robert Filliou, inventeur de la République Géniale et de la Création Permanente (RGCP)

Robert Filliou, le fabuleux languedocien de Sauve (patrie du fabuliste Florian) propose, entre 1960 et 1980, une extension intense et extensive du domaine poétique, à l’ensemble des activités humaines transformées. Les conditions d’une telle expansion (à N-dimensions) sont réunies dans les années 50/60 avec l’apparition de la poésie concrète (Gomringer et les frères Campos), de la poésie sonore (Chopin, Heidsieck, Dufrène…), de la poésie objet (Filliou, Broodhaers, Brossa), de l’event (Brecht), des actions (Beuys, Vostell). Depuis les années 10/20, à la suite de Rimbaud et de Mallarmé (la scénographie typographique du Coup de dés) avec les Mots en Liberté et L’Imagination sans fils du futurisme, avec les poèmes à crier et à danser de Pierre Albert Birot, avec la poésie phonétique et la poésie simultanée dada, avec la poésie élémentaire de Schwitters et la poésie visuelle et lettrique de Raoul Hausmann, un immense champ est découvert entre poésie et peinture, entre poésie et sonorité.
Artaud va ébranler la langue avec Pour en finir avec le jugement de Dieu (1947), le lettrisme d’Isou ouvre la poésie à l’ensemble des lettres et des signes (poésie hypergraphique et poésie infinitésimale) pendant que Bryen publie l’Anthologie de la poésie naturelle (1948) et Illiaz La Poésie de mots inconnus et que bientôt André Martel invente sa propre langue, celle du papafol, révélée par Dubuffet et que Gherasim Luca publie ses fameux bégaiements d’Héros Limite (1953), tandis que solitairement, Altagor, propage sa métapoésie.
Filliou, à Paris, se promène sur un terrain favorable et ses rencontres avec Spoerri (la poésie concrète), avec Emmett Williams et Gherasim Luca, comme avec Jean-Clarence Lambert (la poésie ouverte) et avec les poètes de la Beat Generation (Gysin, Ginsberg...) vont immédiatement, en résonances, faire éclore ses propres fleurs très insolites à la limite du gag. Son « économie poétique » prend véritablement naissance dans ce milieu exubérant et transformateur.

Robert Filliou (1926-1987), nationalité : poète

Il invente, fin 50, son propre théâtre-action qui va se transformer rapidement en poésie-action (objets, jeux, gags) et en formes d’art aux frontières du théâtre et de la poésie, scènes paradoxales d’un utopien burlesque et sérieux, subtil penseur d’un autre monde. Vont se succéder et s’articuler une suite d’inventions inénarrables comme poïpoï (1961) qui deviendra le Poïpoïdrome (avec Joachim Pfeufer) en 1963, La Galerie Légitime (1962), La Cédille qui sourit (1965-68) avec George Brecht, qui se veut un centre de Création Permanente, à Villefranche sur Mer, et qui va donner naissance au Territoire de la République Géniale (1967) dans le cadre immense de l’Eternal Network (un réseau de rencontres permanentes), selon Le Principe d’Equivalence (Bienfait = Mal fait = Pas fait), ce qui engendre une autre manière d’envisager l’enseignement et la connaissance (Teaching and Learning as performing art, 1969). Jusqu'à inventer (Filliou est un inventeur d’inventions) L’Anniversaire de l’art (première fête, en 1973, à Aix-la-Chapelle, le 17 janvier, le jour de sa naissance !).
Des principes et des actes pour épanouir la spontanéité abolie par les diverses éducations et formulations utilitaires qui refusent « innocence et imagination ». Comment retrouver l’esprit créatif de l’enfance hors de toute compétitivité (ni reconnaissance ni marché de l’art) par des échanges, par des jeux, par des œuvres croisées. Filliou va jusqu’à fonder un institut de recherche de l’inactivité (1975) (IRI, research on doing nothing). Filliou fait l’expérience, à sa manière, du bouddhisme zen ou du tao, véritable « gaga yogi », en produisant des actes ou des objets, des livres ou des vidéos, des sortes de Koans très simples comme sa presque dernière pièce de 1984 Eins, Un, One (des milliers de dés multicolores pour un nouveau coup de dés avec seulement le symbole de l’unité).
Que l’art soit ce qui rend la vie plus intéressante que l’art est une réponse paradoxale à nos interrogations actuelles quant à une autre économie ludique (grâce à Fourier), fondée sur le désir et l’échange.

Bibliographie
Multiples et éditions, les presses du réel, Dijon, 2002.
Génie sans talent, Musée d’art moderne de Villeneuve d’Asq, 2004.
Robert Filliou nationalité : poète, biographie par Pierre Tilman, les presses du réel, 2006.




voir aussi :
Les films de Robert Filliou (Manifestations)
Robert Filliou (Expositions)
Robert Filliou - Vous êtes-vous jamais abonné à un poème ? (Manifestations)


lire aussi :
dlpc 11 : L’économie poï-poïétique de Robert Filliou
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à télécharger :
dlpc 11 : L’économie poï-poïétique de Robert Filliou (46 Ko)

 

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