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de la poésie contemporaine

dlpc 14 - Biopoésie


dans le cadre de Poésie & Médias
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le mercredi 3 juin 2009, à 19h00

une conférence de
Eduardo Kac

© Eduardo Kac - La Robeille



Depuis les années 1980, la poésie s’est nettement éloignée de la page imprimée. Avec les nouveaux environnements offerts à l’écriture comme à la lecture, du minitel jusqu’au PC, nous avons vu se développer de nouveaux langages poétiques. La vidéo, l’holographie, la programmation, le Web ont étendu encore les possibilités de cette nouvelle poésie et l’accès à ses productions. Aujourd’hui, dans un univers de clones, de chimères et de créatures transgéniques, il est temps d’envisager de nouvelles directions pour la poésie in vivo. Je propose ci-dessous, à cet effet, divers recours à la biotechnologie et aux organismes vivants, nouveaux domaines de création verbale, paraverbale et non-verbale.

1) Performance microbotique : À écrire et présenter, avec un micro-robot, dans la langue des abeilles, pour un public d’abeilles, comme une danse à demi fonctionnelle, à demi fictionnelle.

2) Écriture atomique : Disposer avec soin des atomes et créer des molécules afin de constituer des mots. Faire s’exprimer ces mots moléculaires sous la forme de plantes, qu’il faudra ensuite laisser se ramifier en mots nouveaux, par mutation. Contempler et humer la grammatologie moléculaire des fleurs obtenues.
[...]

Eduardo Kac, in dlpc 14 - Biopoésie, cipM, mai 2009




Conférence organisée dans le cadre de la manifestation Poésie & Médias
en collaboration avec Alphabetville et l'INA

Alphabetville
Friche de la Belle de Mai, 41 rue Jobin - 13003 Marseille 04 95 04 96 22
alphabetville@orange.fr



à voir également :

Jeudi 4 juin à partir de 18 h 00 à l’Ina Méditerranée

• Rencontre, débat, projection : "Poétique des nouveaux médias"
par Jean-Pierre Bobillot et Ambroise Barras.

La médiopoétique est tout aussi bien une approche médiologique du poème et de la poésie, qu’une poétique du medium (ou appliquée au medium) : mieux encore, elle en réalise la synthèse, constituant par là-même une approche intégrée —et spécifique— du poème, de la poésie et du medium.
« Le medium », au sens restreint comme au sens le plus large, s’il ne constitue pas à proprement parler « le message », y joue incontestablement un rôle, incitatif autant que limitatif : en un mot, il le conditionne ; mais c’est l’attitude du locuteur quant au medium qui s’avère, au bout du compte, déterminante. La prise en compte relativiste des effets induits de la matière (corps proférant, corps traçant, grapho-technè, phono-technè) ruine l’ancienne croyance idéaliste/spiritualiste en l’autonomie des constituants (message / medium) et en la neutralité du « vecteur » (medium) : pas plus que d’Espace ou de Temps, il n’est de Message —Art ou Poème— dans l’absolu (sans matière, sans medium).

Cavités phonatoires et zones du cerveau mobilisées : la voix, couplée avec l’ouïe —il s’agit ici de la voix effectivement proférée—, est le bio-medium spécifique aux diverses formes de « poésie orale » (venues de la mythosphère) et « sonore » —scéniques et/ou enregistrées (propres à la phonosphère).
Au gré des inventions en matière d’enregistrement, de traitement et de restitution, ou d’amplification et de spatialisation du son — en un mot, la phono-techn謬—, elle constitue avec ces techno-media autant de constellations médiologiques singulières qui contribuent, depuis un siècle, à renouveler radicalement l’idée même, que l’on peut se faire aujourd’hui, de ce qu’est un poème —et un poète— ou, plus fondamentalement encore, la poésie : d’un point de vue esthétique aussi bien qu’historique.
Ou, aussi bien, extrémités graphatoires et zones du cerveau concernées : le tracé, couplé avec la vue —mais on « entend » les mots qu’on voit, comme on « voit » les mots qu’on entend—, est le bio-medium spécifique aux diverses formes de « poésie écrite », mais aussi « visuelle » —manuelle (issue de la chirosphère) et/ou typographiée (propre à la typosphère).
Car, il faut admettre cette évidence : le couple main/œil, généralement ignoré, intervient tout autant dans les processus d’écriture que le couple bouche/oreille (d’autant qu’il s’agit alors d’une « bouche » et d’une « oreille » analogiques) ; et la réitération réflexe ou réfléchie, réglée ou anarchique, du geste correspondant au tracé de telle lettre ou de tel groupement de lettres, est au moins aussi impérieuse que la réitération déterminée ou méditée, régulière ou aléatoire, de telle suite de phonèmes ou de tel phonème isolé (les phénomènes sonores relevant, dans la poésie écrite, d’un « sonore » écrit).
Et cette réalité, intimement constitutive de l’acte même d’écrire (et trop souvent exclue des recherches et des théories touchant à l’écriture poétique), s’impose, peu ou prou, à tous les poètes —conservateurs ou novateurs— usant de leur main et de leur œil, et d’un quelconque appareillage graphique, associant instrument et support : du couple stylet/tablette au dispositif clavier/écran (techno-media). La différence, ici comme ailleurs, est dans le degré et la vivacité de la conscience qu’ils en manifestent (ou non), par l’usage plus ou moins actif, ou passif, inventif ou routinier, singulier ou banal, qu’ils en font : qu’ils l’enfouissent ou l’assument, plus ou moins discrètement, ou qu’ils l’exhibent ouvertement, qu’ils y résistent, l’acceptent comme un mal nécessaire, qu’ils s’y soumettent bon gré mal gré, ou s’y abandonnent voluptueusement —ou qu’ils la revendiquent, hautement et combativement…

Ni la configuration de notre œil, de notre oreille, de notre main ou de notre bouche, ni même notre cerveau de primate (bio-media), ni encore moins la pierre ou l’argile (qui furent des géo-media), n’ont été conçus en vue de la parole ou de l’écriture et ne sont aptes, par eux-mêmes, à remplir ces fonctions : c’est l’homme qui, au fil tâtonnant de son évolution, en a reconnu, exploré et exploité les potentialités médiologiques, les investissant de fonctions auxquelles ils n’étaient pas adaptés —et s’est fait, par là, pleinement homme : être de culture et point seulement de nature, mais tirant ses incitations culturelles des données naturelles, même (de leurs ressources, de leurs exigences comme de leurs insuffisances).

Jean-Pierre Bobillot, poétique des nouveaux médias ?, in le ' ' ' Cahier du Refuge ' ' ' 181, juin 2009



"Poésie et cinéma" par Jean-Pierre Rehm (délégué général du FID Marseille).
• Projection de « La jetée » de Chris Marker.

Institut National de l’Audiovisuel
23 rue Guibal - 13003 Marseille
04 91 14 33 40

Programme complet et détaillé de Poésie & Médias dans le ' ' ' Cahier du Refuge 181 ' ' '




lire aussi :
dlpc 14 : Biopoésie
181


à télécharger :
dlpc 14 : Biopoésie (43 Ko)
dlpc 14 ANNEXES (1372 Ko)

sur internet :
Alphabetville
Eduardo Kac

 

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