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Michèle Métail


Le cours du Danube / Gigantexte n°12
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du vendredi 28 septembre au samedi 24 novembre 2012

Exposition de
Michèle Métail



REMERCIEMENTS
Depuis 1972 de très nombreuses personnes ont contribué à la diffusion des « Compléments de noms » en France et à l’étranger, parmi lesquelles Vincent Barras, Patrick Beurard-Valdoye, Julien Blaine, Eberhard Blum, Jacqueline Cahen, Henri Deluy, Liliane Giraudon, Franz Hammerbacher, Bernard Heidsieck, Christiane Lange, Jean-Jacques Lebel, Barbara Richter, Claude Royet-Journoud, Alain Veinstein, Christian Steinbacher, Ernest Wichner, Herbert Wiesner, Thomas Wohlfahrt, Reto Ziegler ...
Que toutes soient ici remerciées !
Je ne voudrais pas oublier Reinhard Prenn qui a préparé, photographié puis dégusté le gâteau « Vague du Danube » (p. 9 du ‘ ‘ ‘ Cahier du Refuge ‘ ‘ ‘ 214, septemre 2012) et Vincent Giméno-Pons (Circé) pour la photo de la Publication orale au Centre Pompidou, Paris le 20 juin 2011 (p. 4). Pour les autres photos du cahier © M. Métail.


-

Présentation :

En 1973, à Vienne (Autriche), Michèle Métail entame la rédaction d’un long poème, dont la 1ere ligne est la traduction du mot allemand : Der Donaudampfschiffahrtsgesellschaftskapitan, illustrant la capacité de cette langue agglutinante à créer des noms composés, là où le français, langue analytique, recourt aux compléments de noms : Le capitaine de la compagnie des voyages en bateau à vapeur du Danube...

Suite tendanciellement infinie de lignes inégales, les Compléments de noms (partition pour « publications orales » intégrant bien d’autres paramètres) se présentent typographiquement sous la forme de vers : — « libres », n’étant soumis ni à la contrainte syllabique, ni à une mesure métrique, ni même à la récurrence rimique ; — « contraints », néanmoins, tant par le nombre fixe de substantifs qu’ils accueillent, que par le mode syntaxique exclusif de concaténation desdits substantifs & le singulier tuilage qui en règle, un par un, l’« entrée » & la « sortie ».
Principe unique, qui ouvre à d’autres critères la sélection de chaque mot entrant : – sémantiques, relevant de l’exploration plus ou moins exhaustive de tel champ notionnel ou référentiel (métonymies, synonymies, collocations...) ; — ou parono-mastiques, jouant de l’exploitation plus ou moins poussée des composantes (phoniques & / ou graphiques) du signifiant. D’où, un écoulement à débit variable (vocal comme visuel), entre redondance & ellipse, brusques accélérations & surplace lancinant : magistral faire-oeuvre d’une imprescriptible instabilité sémantico-dénotative, trop souvent ignorée, déniée, voire dénoncée comme un « défaut des langues » — sans laquelle pourtant il n’est point de langage : ni, donc, d’humanité...
[…]

Jean-Pierre Bobillot, extrait de Les Compléments de noms : une traVERSée d’infini(s), in ' ' ' Le Cahier du Refuge ' ' ' 214, septembre 2012



Le km 2253 du Cours du Danube – « le capitaine de la compagnie du voyage du bateau de la vapeur du Danube » – est remarquable : non seulement parce qu’il est, je crois, le seul du poème à comporter un nom propre, se référant sans ambiguïté à une réalité (géographique) précise, mais aussi parce qu’il est la répétition presque mot pour mot de la première ligne des Compléments de noms, écrite il y a tout juste 40 ans : « Le capitaine de la compagnie des voyages en bateau à vapeur du Danube » : un rappel qui n’a pas seulement pour fonction de célébrer dignement un anniversaire, mais donne la clé d’une poétique.

Car ce vers historique, avec ses trois prépositions (en, à, de) et l’absence de déterminant devant le nom vapeur, est en réalité très différent de ceux qu’il devait ensuite générer pour mettre en mouvement le poème infini. Par sa seule prosodie (intonation, coupes, regroupements, variations du tempo), une prononciation naturelle rendrait immédiatement sensible sa construction : Danube ne complète pas le nom qui le précède immédiatement (vapeur du Danube serait possible, mais aurait une tout autre signification), il est le complément de bateau (ou peut-être de voyages, voire de compagnie). Dans les vers suivants, les compléments ne s’enchaîneront plus que linéairement, mécaniquement : par concaténation.
[…]

Alain Frontier, extrait de Grammaire et paysage, in ' ' ' Le Cahier du Refuge ' ' ' 214, septembre 2012









voir aussi :
Michèle Métail - Le cours du Danube / Gigantexte n°12 (Manifestations)


lire aussi :
214 (Michèle Métail)

 

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